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Réponse Parti socialiste de la 2nde circonscription du 81 (Tarn)

7 Juin

Madame, Monsieur,

Vous avez appelé mon attention par un courrier en date du 4 juin 2012 sur vos propositions : « Français-es – Etranger-e-s : Pour une égalité des droits ! ».

Le quinquennat qui s’achève a combiné l’instabilité, l’injustice et même l’irresponsabilité en matière migratoire.

Au-delà du changement politique, il nous faudra apaiser les esprits, rassembler là où il n’a été question que de division et mettre tout en œuvre pour retrouver une société du vivre ensemble.

Avec François HOLLANDE, nous souhaitons porter une nouvelle politique migratoire, une politique responsable fondée sur des règles transparentes, stables et justes. François HOLLANDE a rappelé qu’il serait ferme dans la lutte contre l’immigration irrégulière en particulier les filières clandestines qui fragilisent les hommes et les femmes qui en sont victimes.

Concernant la rétention, nous devrons respecter les règles européennes. Celles-ci indiquent clairement que la rétention doit être utilisée en dernier recours. Je souhaite donc que la rétention, comme toute privation de liberté, soit une exception et que soient privilégiées des alternatives à l’enfermement.

Il apparait également évident de refuser la rétention des enfants.

De manière générale, avec 6 lois en 10 ans, la Droite a porté de graves atteintes aux droits les plus fondamentaux en matière d’immigration. Je suis donc favorable à l’Assemblée nationale, à une révision du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile dans le cadre d’une loi sur l’immigration et l’intégration.

La France a un modèle singulier d’immigration et d’intégration à promouvoir, défendre et renforcer qui doit conjuguer promotion de la laïcité et de l’égalité, fondement de notre République. Chaque migrant doit être traité avec dignité et dans le respect de ses droits fondamentaux.

 

Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à l’assurance de ma parfaite considération.

 

Le Député, Jacques VALAX

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Réponse Front de gauche 9ème circonscrition du 93

6 Juin

Madame, Monsieur

Comme candidate du Front de Gauche à l’élection législative de la 9ème circonscription, je salue votre adresse publique aux candidats aux élections législatives en faveur des droits entre français-e-s et étranger-e-s.

L’ensemble des situations que vous y présentez démontre l’aberration et l’inhumanité des politiques actuelles en matière d’immigration. Ce sont des témoignages précieux et utiles pour l’éveil des consciences. Vos propositions, que je partage entièrement, correspondent également aux propositions du Front de Gauche.

L’enjeu de ces élections est considérable. Non seulement nous devons battre la droite et l’extrême droite mais nous devons abroger impérativement les mesures prises sous Sarkozy. C’est un préalable à toute politique alternative en matière d’immigration pour construire dans les faits l’égalité des droits entre français-e-s et étranger-e-s.

Nous considérons que les propositions de François HOLLANDE sont insuffisantes. C’est le cas avec le droit de vote des étrangers aux élections locales. Le Front de Gauche est favorable à une loi immédiate permettant aux citoyens étrangers de voter aux élections locales.

Candidate du Front de Gauche à la députation, avec le programme « l’humain d’abord », je défends l’idée que l’immigration n’est pas un problème. Le problème, c’est le capitalisme et l’exploitation des femmes et des hommes de notre planète pour accroitre les profits de quelques privilégiés.

L’ensemble des personnes en situation administrative irrégulière, dont un très grand nombre est présent sur notre sol depuis très longtemps, travaillent ou aspirent à travailler.

Le travail est le commencement de tout pour nous et d’abord de l’autonomie individuelle. Chaque femme et chaque homme aspirent à vivre dignement de son propre travail, à construire la liberté de tous à partir de sa liberté personnelle, celle de décider de son propre destin. Il faut que cesse la surexploitation des travailleuses et des travailleurs sans droits qui les maintient dans une soumission inacceptable, un chantage à l’expulsion permanent. Il faut également reconnaître à toutes et tous le droit de construire une vie privée et familiale. L’arbitraire des préfectures, la segmentation des demandes de titre de séjour, la multitude des titres, les conditions mêmes des régularisations par le travail condamnent les résident-e-s étrangers à une précarité inadmissible.

Toutes ces raisons expliquent notre proposition de régulariser immédiatement l’ensemble des sans papier.

Avec le Front de Gauche, nous souhaitons faire de cette campagne, un moment de débat sur ces questions. Nous aspirons à bouleverser radicalement la vie politique de notre pays pour refonder notre démocratie et aller vers une 6ème République qui place enfin comme priorité l’humain, quelque soit son origine, son sexe et ses croyances.

Aussi, je reste à votre disposition pour toute rencontre que vous pourriez juger utile.

Dans l’attente,

Je vous adresse mes plus amicales et fraternelles salutations.

Pascale LABBE

réponse EELV, 9ème circonscription du 93

3 Juin

Notre réponse au collectif pour l’égalité des droits

Nous partageons l’indignation des militants des organisations signataires face au traitement indécent, fait par le gouvernement précédent, aux étrangers en demande de régularisation.

Nous partageons aussi leurs inquiétudes quant à la résolution des cas en cours, en attendant le vote de nouvelles lois.

Notre attention va en particulier vers les étrangers, jeunes adultes étudiants, parents d’enfants scolarisés…, tous ceux qui, désirant vivre en France, ont fait des demandes de régularisation qui ont abouti à une « obligation de quitter le territoire français » (OQTF) ; ces injonctions, faites avant le 6 mai, ont toujours cours et peuvent être appliquées ; la chasse aux sans papiers continue : voir la descente sur un chantier le 22 mai dans le département de l’Essonne.

Les députés Europe Écologie Les Verts élus saisiront le ministre sur ces cas et demanderont l’abrogation immédiate des dispositions les plus scandaleuses en attendant la nouvelle législation.

Pour cette nouvelle législation, les élus EELV exigeront une politique des migrations respectueuse des droits, qui devra tenir compte des propositions qui figurent dans le programme d’EELV de 2012 :

  •  Un processus en continu de régularisation : il convient de réaffirmer la nécessité de procéder en flux à la régularisation de la situation administrative des étranger-e-s présent-e-s sur notre territoire et de ne pas accepter le cas par cas, l’arbitraire et les disparités de pratiques entre les Préfectures.
  • Le respect des droits fondamentaux des étrangers comme des nationaux, avec l’encadrement des contrôles d’identité et la fin de la mainmise du ministère de l’Intérieur sur les directions ministérielles concernant les étrangers (travail, visas, nationalité…) ; la dépénalisation du séjour irrégulier ; le caractère suspensif des recours pour toute décision relative au séjour ; la fermeture des prisons administratives que sont les centres de rétention et zones d’attente ; l’abrogation du délit de solidarité ; la lutte contre les filières mafieuses et toutes les formes d’exploitation de la précarité, en particulier des immigré-e-s. L’abrogation de la conditionnalité du versement des retraites des anciens travailleurs migrants.
  • Une réécriture du CESEDA, qui prévoit le rétablissement du droit de circulation avec l’unification des visas ; uniquement la délivrance de titres de résidents de longue durée (3 ans,10 ans, puis permanent) renouvelables de plein droit ; la suppression des restrictions au droit à vivre en famille, à la vie privée et aux soins. La protection sur le long terme des mineurs isolés doit être garantie.
  • L’accès à une citoyenneté de résidence et la facilitation de l’accès à la nationalité française, en particulier pour les personnes nées ou éduquées en France. Par une politique adaptée d’accueil et d’intégration (éducation, santé, apprentissage de la langue, logement, formation, etc.). La promotion de l’éducation à la citoyenneté et à la laïcité afin de combattre la xénophobie et le racisme.
  • La relance d’un vaste programme de formation continue pour les professionnels déjà en poste, pour les élus, les acteurs associatifs, les syndicats, les entreprises, pour inscrire systématiquement ce sujet et l’éthique des services publics dans les formations initiales en direction des trois fonctions publiques.
  • L’application des conventions internationales signées par la France : convention de Genève sur le droit d’asile, convention européenne des droits de l’Homme, convention des droits de l’enfant… ; la ratification par la France de la convention de l’ONU sur les droits des travailleurs migrants et des membres de leur famille ; la mise en oeuvre d’une politique d’accueil des réfugiés qui respecte leurs droits et leur dignité ; retirer les clauses migratoires des accords bilatéraux.
  • La Solidarité avec les Roms. Persécutés dans leurs pays d’origine et soumis à des réglementations discriminatoires bien qu’ils soient citoyens européens, les Roms ont en outre fait l’objet d’attaques particulièrement odieuses de la part du gouvernement français.
    L’expérience montre pourtant que des politiques organisées d’insertion et de fraternisation peuvent casser la spirale infernale de la misère, du logement désastreux et de l’exclusion de l’activité et de l’emploi. Face à cela, mise en place d’une politique nationale d’accueil des Roms avec cinq volets : hébergement, scolarisation des enfants, apprentissage du français, santé, accès au travail.

Les écologistes d’EELV réaffirment leur vision mondiale de la question des migrations. Rien ne se réglera sans la prise en compte des déséquilibres économiques mondiaux et sans une approche différente des rapports Nord-Sud que celle menée actuellement par l’Union Européenne.

Dans l’attente d’une humanisation indispensable des règles en vigueur en France, les militants pour l’égalité des droits peuvent compter sur notre présence à leurs côtés comme mercredi 16 mai dernier devant la Préfecture de Seine Saint-Denis, bientôt, nous l’espérons, comme député.

Pierre Stoeber, candidat, Anne Déo, suppléante

EELV 9° circ 93